Faire un business plan restaurant

Faire un business plan restaurant
Par Philippe

Comment passer d’une idée à la création d’une affaire dans la restauration ? faire de son concept une entreprise rentable ?

Un business plan est un document capital et important lors de la création d’entreprises. Il est également dénommé plan d’affaires. C’est un dossier où est porté par écrit le projet à créer. Il explique donc l’opportunité commerciale liée à celui-ci. Ainsi, il va expliquer la stratégie et le plan d’action à mettre en place. Ensuite, il va donner un aperçu chiffré sur l’aspect financier une fois que l’entreprise est opérationnelle. Il a donc comme objectif principal de convaincre les partenaires et les investisseurs éventuels et potentiels d’adhérer au projet.

Les étapes principales pour faire un business plan

La première étape pour l’élaboration d’un business plan consiste à analyser le marché ciblé. Il s’agit de bien identifier et d’estimer une cible de population. Elle sera définie comme étant la clientèle du restaurant objet de la création. Cela permettra surtout d’estimer le volume de repas ou autres produits à délivrer sur une base quotidienne. En outre, il permet de déterminer le prix pour la vente de la restauration. Il faut également tenir compte des contraintes temps et qualité exigée par la future clientèle.

L’étape suivante concerne la stratégie de marketing pour le projet de restauration. Il s’agit donc de trouver des réponses appropriées relatives à l’offre à proposer. Cela concerne notamment les produits à offrir et leurs qualités, du délai de service, de la politique de prix adoptée suivant les plats et ingrédients. Enfin, il y a également la stratégie d’acquisition et de fidélisation de la clientèle. Cela se rapporte surtout au menu restauration à offrir. Il fera connaître l’entreprise. Seulement, il faut bien connaître la concurrence sur place.

La prochaine étape se rapporte aux états financiers. Ce sont des documents comptables pour établir un compte de résultat prévisionnel du restaurant. Il fera apparaître le chiffre d’affaires futur et les charges futures. Ils sont basés sur les prévisions, dont la vente. Il s’agit du document standard demandé par les banques pour l’octroi d’un crédit pour les besoins d’un fonds de roulement (BFR). L’étude considère surtout le prix de vente pour chaque repas, les quantités à vendre, et les charges d’exploitation dont les coûts des matières premières, salaires et autres. Ensuite, il y a le bilan prévisionnel qui va donner une image du patrimoine de l’entreprise à une date future pour montrer ce qu’elle possède.

Les autres étapes ont trait au respect de la règlementation en vigueur pour un restaurant. Il s’agit par exemple d’une licence obligatoire pour certaines activités. Il y a également des formalités d’immatriculation. Enfin, la dernière étape concerne l’équipe du futur restaurant et le modèle opérationnel afin de pouvoir offrir un service de qualité.

Un exemple de business plan restaurant

Dans son ensemble, un business plan donne des informations générales sur l’entreprise en tant que restaurant. Il s’agit par exemple de la structure juridique, de l’emplacement, des produits et services offerts, de la clientèle, des concurrents, des stratégies de fabrication des produits et de vente.

Le contenu qui a son importance se rapporte au marché. Il donne une évaluation du marché local défini comme étant le kilomètre carré autour du restaurant. Avec les informations requises, il est possible de déterminer l’EBE (excédent brut d’exploitation) de l’entreprise et de connaître la santé financière du projet.

En outre, le document doit également indiquer clairement le calendrier des étapes clés avant même la création. Il s’agit aussi des besoins financiers avec le montant et les types de financement choisis. Enfin, le retour sur investissement, dont la prévision de trésorerie, est également bien explicité par l’étude.

Comment créer un business plan restaurant ? La démarche

La rédaction d’un business plan se passe dans la pratique en deux étapes. Il y a d’abord une partie textuelle et une partie chiffrée. La première a pour objectif de présenter le projet dans les détails, avec quelques points essentiels.

Le projet doit apparaître comme étant viable avec une équipe de salariés possédant l’expérience et les compétences. Ensuite, le produit ou le service est à mettre en exergue avec les caractéristiques le différenciant de celui de la concurrence. Pour un restaurant, c’est en quelque sorte la future carte de l’entreprise. Quant au marché, il donne un aperçu sur le contexte économique et l’environnement concurrentiel où l’activité est appelée à opérer. La clientèle est à bien définir selon les caractéristiques et une segmentation à établir par une étude du marché. Cela permettra en outre de mieux affiner un positionnement stratégique face à la concurrence. Pour la stratégie dans le document, il est considéré comme étant capital. En effet, elle va permettre de connaître et de juger la façon dont le restaurant espère gagner de l’argent. C’est la base de toute la stratégie marketing sur la vente, le prix et les coûts et les moyens de communication utilisés. La dernière partie de la partie textuelle se rapporte au montage juridique du restaurant. Celui-ci doit être en conformité avec la stratégie définie.

La partie étude de marché d’un business plan

La partie étude du marché représente une étape importante pour toute création d’entreprises. C’est la partie réservée aux chiffres. Pour la création d’un restaurant, son objectif consiste à valider le bien-fondé de l’existence d’un potentiel commercial valable pour ouvrir un restaurant dans la zone d’implantation choisie. Cela veut dire qu’il y existe des personnes qui sont prêtes à payer pour la restauration offerte.

À cet effet, certains points clés ont toute leur importance. Ainsi, il faut s’assurer que le marché n’est pas déjà saturé. Il est utile de savoir s’il est suffisamment grand pour accueillir un nouveau restaurant. Dans la mesure du possible, il faut identifier les tendances actuelles si le marché est émergent ou en forte croissance ou non.

Il faut aussi identifier les tranches de clientèle non encore desservies ou mal desservies. Il en est de même pour le choix du produitcapable d’attirer et fédérer des clients en nombre suffisant pour obtenir un certain succès. À cet effet, il est capital de cerner leurs besoins, leur sensibilité par rapport au prix, la qualité de la restauration et la qualité.

Au niveau de la concurrence, il faut les identifier. Il s’agit ici des concurrents actuels et également des potentiels et des nouveaux entrants. À cet effet, il faut analyser leurs stratégies, notamment les atouts ou les handicaps de leurs produits et services qui se vendent bien ou pas bien. Également, il ne faut pas oublier d’identifier l’avantage concurrentiel de votre restaurant. Pour la réalisation, l’étude de terrain ou l’étude en ligne peuvent être utilisées. La seconde offre l’avantage de la rapidité tout en touchant un plus grand panel dans l’anonymat complet. Par rapport aux questionnaires en face à face, les internautes donnent plus facilement leurs avis.

Rédiger la partie finale d’un business plan restaurant

La partie finale d’un business plan, en tant que conclusion de l’étude, ne se trouve pas à la fin du document. Au contraire, elle se trouve au début en tant qu’executive summary en anglais ou « résumé pour les dirigeants ». Il contient à cet effet la synthèse du plan pour la création du restaurant. Ainsi, il peut être dit que c’est à coup sûr la seule partie du business plan qui va intéresser et être lue en premier par le ou les destinataires de votre dossier de création de projets.

Le résumé n’est pas long pour être lu assez rapidement, pour au maximum 2 pages. Il est placé en tête du dossier. Pour la rédaction, il faut utiliser des phrases courtes et percutantes. Celles-ci doivent permettre de comprendre l’essentiel. Ainsi, il doit accrocher les lecteurs dès les premiers mots et phrases. Il faut donc tenir compte du fait que les financeurs, que ce soit la banque ou de particuliers, n’ont pas beaucoup de temps pour lire. Il est donc essentiel d’aller droit au but en faisant savoir à travers les coûts les bénéfices et avantages à gagner. Cela va démontrer que le projet vaut la peine d’être financé. L’expérience du demandeur va également apparaître.

Il n’est écrit qu’après avoir bouclé le business plan dans sa totalité. C’est la dernière partie qui va mettre en exergue les arguments les plus pertinents ainsi que les éléments les plus significatifs du projet. Ainsi, il vise à appeler le lecteur à poursuivre la lecture.

Pour le cas d’un document ayant comme objectif la levée des fonds, le résumé doit bien préciser la totalité du besoin financier, la somme déjà récoltée et les sources d’obtention. En outre, il doit fournir un aperçu sur ce que l’on souhaite obtenir en précisant le niveau de participation, la durée des prêts ou le pourcentage de capital proposé. Si par contre, il est destiné à un fournisseur, il est conseillé de choisir un résumé plus classique qui va rappeler les différents points forts du projet.

Un executive summary doit présenter des messages clés à faire passer. Il s’agit notamment du problème auquel on s’attaque et son importance avec des solutions concrètes. Les atouts pour faire face à la concurrence seront mis en exergue. Le business model est à expliciter dans la mesure où il détermine comment l’entreprise va donner lieu à des gains avec les résultats escomptés à 3 ans. Enfin, il doit mentionner ce que l’on demande en besoins de financement. En un mot, il doit permettre de rendre le projet clair pour l’entrepreneur, mais surtout pour les partenaires, dont les investisseurs.